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To Bangkok Conference programme

65th IFLA Council and General
Conference

Bangkok, Thailand,
August 20 - August 28, 1999


Code Number: 038-149-F
Division Number: V
Professional Group: Serial Publications
Joint Meeting with: -
Meeting Number: 149
Simultaneous Interpretation:   No

ACCES AUX PUBLICATIONS EN SERIE ASIATIQUES DANS LES BIBLIOTHEQUES AUSTRALIENNES

Andrew Gosling
Chief Librarian
Asian Collections
National Library of Australia


Paper

INTRODUCTION

Ces dernières années, les bibliothèques ont connu de considérables succès dans l'amélioration de l'accès aux publications en série asiatiques. Ceci est en grande partie le résultat d'une coopération. Il reste cependant un certain nombre de problèmes à résoudre à l'avenir.

Beaucoup d'efforts ont été faits durant la décennie passée afin d'améliorer au plan national les collections et services asiatiques. Depuis le rapport Ingleson de 1989 qui comportait une étude majeure sur les ressources documentaires asiatiques dans les bibliothèques australiennes, il y a eu une série de rencontres, d'études et de projets sur ce sujet.

Afin d'examiner certaines questions d'importance, la National Library organise depuis 1990 une série de Tables rondes sur les bibliothèques et l'Asie, et de rencontres réunissant des spécialistes de l'Asie et des bibliothécaires. De telles initiatives ont contribué à consolider avec succès des offres de financement en particulier pour le développement du National CJK Service, de l'Asie du Sud : le projet national de rénovation des collections ; pour les études nationales des collections asiatiques en 1992, et sur les usagers des publications coréennes en 1997-98.

Ce rapport n'examine pas en détails ces évolutions sauf pour les publications en série. La coopération en Australie pour les collections asiatiques a rarement porté exclusivement sur les publications en série. En fait, on peut constater avec étonnement que peu de choses ont été écrites sur la collecte et l'accès aux publications en série asiatiques en Australie. Pourtant celles-ci sont au cur des dernières évolutions.

Le terme publications en série asiatiques englobe les titres en langues occidentales et asiatiques et comprend les publications d'Asie ainsi que celles sur l'Asie produites ailleurs. Il est par ailleurs précisé lorsque les publications en série examinées dans ce rapport sont en langues asiatiques.

L'étude porte sur les sources imprimées et électroniques.

HISTORIQUE

La collecte des publications en série et monographies asiatiques en Australie est surtout le résultat d'un surcroît d'intérêt pour ces fonds dans la région après la seconde guerre mondiale.

Avant 1950, les bibliothèques australiennes avaient négligé les collections asiatiques et aucune d'entre elles ne collectait régulièrement les publications courantes de la région.

Lorsque l'attention de l'Australie portée sur sa propre région s'est progressivement transformée, des études asiatiques ont commencé à devenir significatives à partir de 1950, à l'origine à l'Australian national university (ANU), à l'université de Sydney et celle de Melbourne. Ces trois universités et la National Library ont commencé en même temps à développer des collections asiatiques. Bien que beaucoup d'autres institutions aient ultérieurement constitué des fonds asiatiques, ces quatre bibliothèques de recherche restent les plus grandes ressources asiatiques dans le pays.

La croissance des études et collections asiatiques depuis 1950 est inégale. Les années 70 et 80 ont vu de rapides développements. Pourtant cette période de croissance a été marquée par des réductions de budget gouvernementales qui ont affecté les établissements scolaires et les bibliothèques dans tout le pays.

Le fait que l'acquisition systématique ait seulement commencé en 1950 signifie que les collections de monographies et de publications en série asiatiques récentes conservées en Australie sont plus abondantes que celles d'avant 1950. Quelques bibliothèques australiennes ont développé de vastes fonds spécialisés sur l'Asie de l'Est et du Sud-Est contemporaine. Ces fonds ont été enrichis grâce à des réimpressions, microformes d'archives et autres supports anciens et par l'acquisition de collections constituées par des érudits et bibliophiles. Cependant, l'Australie ne peut pas réunir les collections rétrospectives conservées en Asie, Europe et Amérique du Nord. Les érudits australiens ont encore besoin de se rendre à l'étranger pour consulter des documents anciens.

FONDS AUSTRALIENS DE PUBLICATIONS EN SERIE ASIATIQUES

L'étude statistique nationale la plus récente des fonds asiatiques a montré que la plus forte concentration des collections se trouvait à Canberra et les moins importantes à Melbourne et à Sydney. Cette étude a été réalisée en décembre 1994 pour la 3ème Table ronde nationale sur les bibliothèques et l'Asie organisée par la National Library.

Il convient d'insister sur le fait que les chiffres sont plutôt incomplets, tout particulièrement pour les publications en série et il est probable que les fonds des plus petites bibliothèques aient été sous-estimés. Toutefois, les statistiques révèlent dans les grandes lignes la situation d'ensemble.

L'étude montre que 40 % des crédits destinés aux ressources documentaires asiatiques au plan national ont été consacrés aux publications en série. Ceci se chiffre à A$ 958,037 sur les A$ 2,398,470 dépensés en un an. La National Library et l'ANU totalisent A$ 742,500, soit 78 % de A$ 958,037. La National Library seule a dépensé A$ 579,000, soit 60 % du total national.

Selon l'étude, on note que les bibliothèques australiennes détiennent 52102 publications en série asiatiques. Ce chiffre comprend 31341 titres asiatiques et 20821 en langues occidentales. 31769 (61 %) sont d'Asie de l'Est, 18240 (35 %) de l'Asie du Sud-Est ; 1750 (3,3 %) de l'Asie du Sud ; 315 (0,6 %) de l'Asie de l'Ouest et 88 (0,1) d'Asie centrale.

Depuis 1994, il est vraisemblable que les chiffres pour l'Asie du Sud aient augmenté en raison des fonds accordés par le gouvernement à l'Asie du Sud pour le projet national de rénovation des collections et la collecte qui s'y rattache.

L'étude ne révèle pas le taux de doubles dans les collections ni les proportions entre les titres courants et les morts.

Selon certains témoignages, il semble que le nombre de doublons soit considérable. Cependant la National Library et la bibliothèque de l'ANU détiennent beaucoup de titres qui ne se trouvent nulle part ailleurs en Australie. Par exemple, la National Library par les échanges établis depuis longtemps avec les bibliothèques nationales de la région, a constitué des fonds uniques de publications en série asiatiques gouvernementales. La National library détient également des collections de périodiques scientifiques, technologiques et biomédicaux de l'Asie de l'Est inexistantes ailleurs. La bibliothèque de l'ANU a depuis longtemps développé une remarquable collection de périodiques chinois.

Sans une étude complémentaire, il n'est pas possible de fournir une description complète et à jour. Toutefois, il serait intéressant d'avoir plus de précisions sur les collections de Canberra. En 1994, la National Library détenait 35615 publications en série asiatiques ; 16695 [sic] étant en langues asiatiques et 16695 [sic] en langues occidentales. Actuellement, son fonds en langues asiatiques comprend 7567 publications en chinois ; 5924 en japonais ; 5000 en indonésien ; 1637 en thaï et 1577 en coréen. En 97/98, 14433 publications en série asiatiques ont été utilisées dans les salles de lecture regroupant des collections asiatiques et 11752 photocopies de publications en série ont été fournies grâce à d'autres bibliothèques.

Selon les chiffres fournis en avril 99, la bibliothèque de l'ANU conserve 5846 titres en chinois ; 866 en japonais et 88 en coréen. Les publications en série courantes conservées comprennent 59 titres en indonésien, 11 en thaï, 44 dans d'autres langues asiatiques et 192 en langues occidentales.

COORDINATION DES COLLECTIONS ASIATIQUES

Asie de l'Est

Des efforts pour développer de façon coordonnée les collections australiennes de l'Asie de l'Est, ont commencé dans les années 50. Des accords officiels et officieux au niveau de l'Etat et au niveau local, existent depuis longtemps. Ils ont aidé les bibliothèques à rassembler leurs publications en série et autres ressources évitant ainsi des doublons inutiles.

La National Library et la bibliothèque de l'ANU à Canberra ont convenu dès 1955, pour éviter des doublons, que la responsabilité pour la collecte des fonds en langues japonaise et chinoise, serait partagée. L'accord japonais attribue à la National Library la responsabilité de la collecte pour les sciences sociales et l'histoire moderne et à la bibliothèque de l'ANU, les lettres et l'histoire ancienne. L'accord pour les documents chinois est identique ; la National Library est responsable pour l'histoire de la Chine à partir de 1912, et la bibliothèque de l'ANU pour l'histoire de la Chine jusqu'à la Révolution de 1911.

L'accord japonais est en vigueur depuis 40 ans et continue à être pour les deux bibliothèques une base utile au développement des collections.

Puisque l'ANU a marqué son intérêt pour les recherches sur la Chine moderne, l'accord de 1955 concernant les ressources chinoises a été modifié en septembre 1973. Ce nouvel accord permet aux deux bibliothèques de collecter la période contemporaine. Cependant, il est important de continuer à s'y référer pour éviter les doubles de documents onéreux, d'autant que certains aspects de l'accord initial sont encore en vigueur.

Il y a également une coopération locale pour les études et collections asiatiques dans d'autres régions d'Australie. A Brisbane, la Griffith University détient plus de documents en sciences sociales, et la Queensland University sur la langue et la littérature. A Adelaïde, la Flinders University possède un fonds sur l'Asie du Sud-Est tandis que l'Université d'Adelaïde couvre l'Asie de l'Est. Depuis de nombreuses années, l'Université de Melbourne et la Monash University ont un accord officieux pour la collecte des documents chinois et japonais. Dans les années 90, ces universités ont publié une déclaration s'intitulant : Coopération entre bibliothèques sur les fonds de l'Asie de l'Est : Informal Agreement Between the University of Melbourne and Monash University (http://www.nla.gov.au/home.html).

Le National CJK Service est le développement le plus récent et le plus important. Le rapport Ingleson de 1989 et la 1ère Table ronde nationale sur les bibliothèques et l'Asie en 1991, avaient recommandé avec insistance l'utilisation d'un système national de catalogage informatisé des documents asiatiques. Découlant de la dernière rencontre, un financement de l'Australian Research Council a été obtenu en 1991 pour une étude de faisabilité, ce qui a été fait l'année suivante. En 1993 un financement plus important de l'Australian Research Council a été accordé pour définir et réaliser un système approprié. Le National CJK Service a été réalisé en juin 1996. Le logiciel MASS qui permet la saisie et l'affichage des caractères non romains est intégré dans l'INNOPAC pour le système CJK, ce qui permet le catalogage et l'accès en ligne au catalogue. Une version Web a été développée depuis.

La mission du National CJK Service est de resserrer les liens entre l'Australie et l'Asie en permettant aux bibliothèques australiennes et à leurs usagers d'améliorer l'accès aux fonds chinois, japonais et coréens. Actuellement, 22 bibliothèques universitaires, de recherche et de lecture publique d'Australie ont rejoint le National CJK Service. On espère aussi étendre le système afin qu'il puisse comprendre d'autres documents asiatiques, notamment des documents thaï.

En 1997-98, la National Library a fourni originaux et copies pour le catalogage de 2099 publications en série du CJK, au lieu de 195 en 96-97. Cette augmentation reflète en particulier un accroissement considérable des publications en série japonaises pendant l'année.

La National Library a mis en place en 1999 un nouveau service, Kinetica, dont le but est d'encourager la coopération et le partage des ressources dans la communauté des bibliothèques australiennes mais aussi d'améliorer l'accès aux publications en série de l'Asie de l'Est. Le National CJK Service est accessible sur le Kinetica web.

Le site du National CJK Service est http://www.nla.gov.au/home.html

Asie du Sud-Est : projet d'acquisitions indonésiennes

Bien qu'il n'y avait pas jusqu'à ces derniers temps d'accords officiels pour les ressources de l'Asie du Sud-Est, la coordination pour les publications indonésiennes s'est révélée efficace grâce au projet d'acquisitions indonésiennes (IAP). Ce projet a été officiellement établi en 1971 par la National Library et les bibliothèques universitaires participantes. Des documents destinés à la recherche sont demandés de toutes les régions d'Indonésie dans la plupart des domaines. Ces fonds comprennent des monographies, et des publications en série qui sont régulièrement affrêtés vers l'Australie. Les bibliothèques qui participent actuellement à l'IAP sont celles de la Flinders University de l'Australie du Sud, de la Monash University, de la Murdoch University, de la National Library de Singapour et celle de la Northern territory University.

Le projet d'acquisitions indonésiennes a joué un rôle majeur au niveau national. Ce projet a permis la création à la National Library d'une collection de recherche de portée mondiale sur l'Indonésie contemporaine et également aux autres bibliothèques australiennes de se doter d'importants fonds de publications en série et monographies indonésiennes difficiles à obtenir autrement. Durant les quatre dernières années, la National Library a pu acquérir environ 100 nouvelles publications en série indonésiennes par an.

Chaque numéro de la liste trimestrielle d'acquisitions indonésiennes (IAL) signale tous les documents regroupés dans l'envoi le plus récent de Jakarta. Il y a des listings distincts pour les nouvelles acquisitions de publications en série destinées à la National Library, les publications en série régulièrement envoyées aux bibliothèques participantes. Ces publications en série sont affichées à la National Library deux fois par semaine permettant ainsi aux lecteurs un accès rapide. IAL est accessible sur Internet depuis mars 96 à http://www.nla.gov.au/asian/pub/ial/

ENQUETE SUR LES USAGERS DES FONDS COREENS

L'enquête sur les usagers des documents coréens est l'étude la plus détaillée jamais entreprise en Australie dans le domaine asiatique. L'objectif est d'améliorer les collections coréennes et services dans les bibliothèques australiennes au plan national et d'identifier les besoins des usagers dans le domaine des affaires et de la recherche, permettant ainsi de concevoir à l'avenir une stratégie nationale. Bien que l'enquête ne soit pas exclusivement focalisée sur les publications en série, celles-ci constituent néanmoins le cur de l'étude. L'analyse suivante souligne les aspects liés aux publications en série.

Contrairement aux précédentes enquêtes sur les collections asiatiques en Australie, cette étude prend en compte les usagers inscrits et les usagers potentiels plutôt que les bibliothèques et les bibliothécaires. Durant l'année 1997, 156 universitaires, fonctionnaires et hommes d'affaires qui s'intéressent à la Corée ont répondu à un questionnaire ou ont été interviewés. Leurs réponses franches ont apporté non seulement des informations sur les collections et services coréens mais aussi plus largement sur les fonds documentaires asiatiques et autres en Australie.

L'étude révèle une gamme étendue d'opinions ; ce qui n'est pas surprenant puisque les personnes interrogées varient depuis les spécialistes coréens qui utilisent largement les bibliothèques à quelques fonctionnaires et hommes d'affaires qui ne vont pas ou rarement en bibliothèque.

L'étude fait part d'une constatation majeure. Les universitaires interrogés s'inquiètent du peu de périodiques en langue coréenne et journaux en langues occidentales sur la Corée détenus dans les bibliothèques spécialisées. Ceci peut s'expliquer comme étant le résultat des réductions dans le financement des bibliothèques, beaucoup d'entre elles ayant été obligées de suspendre leurs abonnements de périodiques. Il semble également que les usagers n'aient pas d'informations claires sur les bibliothèques qui ont maintenu leurs abonnements à des titres spécifiques. Il a été souligné l'importance d'obtenir des numéros récents avec des informations mises à jour. Un autre sujet d'inquiétude a été soulevé. Il semble qu'il y ait un besoin important de publications à titre gratuit provenant de la Fondation de la Corée, ce qui conduit les bibliothèques à n'avoir qu'un choix limité de titres.

Les hommes d'affaires interrogés ont tendance à peu ou pas utiliser les bibliothèques. Ils se fient à leurs bureaux en Corée et à leurs consultants. Cependant, un certain nombre veut un accès plus grand aux périodiques du monde des affaires.

Les personnes interrogées pointent les domaines où sont constatées des lacunes dans les fonds de périodiques, notamment pour des titres publiés par les universités, instituts économiques, services gouvernementaux et banques. Les usagers réclament plus de revues commerciales, de statistiques, de données de recensement, politiques, juridiques, et d'affaires. Le rapport constate que les lacunes dénoncées sont dues à la méconnaissance des fonds existants plutôt qu'aux lacunes réelles des ressources nationales. Toutefois, l'étude sur les ressources documentaires coréennes de février 1996 montre qu'effectivement les fonds de publications en série sont faibles sauf dans une ou deux bibliothèques. Ce rapport a pris en compte les huit principales bibliothèques australiennes détenant des fonds coréens. On note un total de 1801 titres en langue coréenne dont 1500 conservés à la National Library, 176 à la Monash University et environ 95 à l'ANU, les cinq autres bibliothèques regroupant seulement 30 titres.

Selon le rapport, les lacunes dans les collections, notamment celles constatées pour les périodiques courants dans un certain nombre de bibliothèques, doivent être examinées ainsi que les sources de financement possibles.

Quelques personnes interrogées pensent qu'Internet pourrait avoir une incidence sur le rôle des bibliothèques et leurs acquisitions de périodiques. Un certain nombre insiste sur l'importance de l'information sur papier et émet des doutes sur la qualité de la plupart des informations disponibles en ligne.

Une commission d'enquête sur les besoins en information des spécialistes de l'Asie tenue en septembre 98, fait état d'intéressantes réflexions des usagers sur les publications en série asiatiques. La commission faisant partie de l'Asian studies Association de la Conférence d'Australie a regroupé des universitaires et des bibliothécaires.

Il est intéressant de voir que les trois universitaires de la commission ont insisté sur la nécessité de débloquer des fonds pour les boursiers tout particulièrement pour ceux de 3ème cycle qui doivent en effet se déplacer à Canberra pour effectuer leurs recherches et consulter les fonds principaux de monographies et publications en série asiatiques. En fait, selon la commission, une résolution a été adoptée à l'unanimité par l'Asian studies association d'Australie. L'objectif est de faire pression sur le gouvernement fédéral afin de rétablir des bourses destinées aux étudiants spécialisés dans le domaine asiatique, ce qui leur permettrait d'aller consulter les collections principales.

Le rapport de Vera Mackie sur les besoins documentaires des spécialistes du Japon, note que la National Library et l'ANU détiennent les meilleures collections de périodiques japonais. Les universités de Sydney et de Melbourne, ainsi que la Monash University ont également des collections intéressantes. Les chercheurs n'habitant pas le Sud-Est du pays doivent se déplacer pour aller consulter les collections de la côte Est, et doivent utiliser leur bourse de recherche déjà limitée.

Vera Mackie constate qu'il existe un besoin permanent de ces ressources. Elle souligne que la plupart des bibliothèques doivent faire face à des contraintes financières. Les périodiques ont été les premières ressources à être abandonnées car les bibliothèques étaient réticentes à engager des fonds de façon continue. Bien qu'une aide ait été apportée grâce aux subventions de la Fondation du Japon pour les acquisitions, celles-ci étaient limitées aux monographies et ne s'étendaient pas aux publications en série, ni aux microformes, ni aux supports audiovisuels.

Vera Mackie pense que les ressources électroniques deviennent de plus en plus importantes bien qu'elles posent des problèmes. Les bases de données en ligne et cédéroms sont souvent chers et peuvent impliquer des droits de licence restrictifs et compliqués rendant le partage des ressources difficile. D'un point de vue positif, Internet offre de plus en plus d'accès aux catalogues tel que le National CJK Service, et aux bases de données de livres et d'articles de périodiques telles que celles produites par la National Diet Library.

Le Dr Ken Wells, un spécialiste de la Corée de renom, insiste sur l'importance de maintenir les collections de la National Library comme principales ressources coréennes au niveau national. Il considère que dans l'intérêt des collections, il convient de les placer dans un même endroit afin de valoriser leur image et accroître leur utilité. Pour lui, il est important de continuer à constituer des collections physiques. Il constate en effet que l'état du système et l'infrastructure coréens pour les publications en série rendent extrêmement limités la recherche ou l'accès aux ressources électroniques.

Il croit que si les fonds de recherche coréens en Australie restent concentrés à Canberra, il sera nécessaire de rationnaliser les systèmes de prêt entre bibliothèques et de financer les déplacements des universitaires situés en dehors de la capitale.

ACCORD SUR LES ANNUAIRES STATISTIQUES CHINOIS

La National Library et l'ANU ont signé un accord de collecte pour accroître de façon significative les publications chinoises. L'accord concerne les annuaires de statistiques pour trois niveaux de l'administration de la République populaire de Chine : ce sont les provinces, les villes de niveau provincial (telles que Pekin et Shanghai) et les capitales provinciales. Selon la disponibilité, les deux bibliothèques prévoient de collecter ensemble tous les annuaires de statistiques qui rentrent dans ces catégories.

La responsabilité de la collecte est partagée de façon géographique comme indiqué sur le plan ci-joint. L'université collecte les annuaires de la Chine du Nord et de l'Ouest tandis que la National Library acquiert les annuaires statistiques provinciaux des provinces du Centre et du Sud. La division suit en gros la Yangzi River.

Selon l'accord, chaque bibliothèque peut créer ou modifier des notices dans le National CJK Service pour leurs fonds d'annuaires et fournira l'accès aux publications.

On peut trouver le texte complet de l'accord sur le serveur de la Bibliothèque à l'adresse suivante : http://www.nla.gov.au/niac/libs/chinaanunla.html

Les annuaires statistiques ont été choisis en raison du nombre croissant de publications. Ils sont de plus en plus onéreux et il y a manifestement des doubles dans les deux bibliothèques. Il semble que l'accord soit rapidement devenu effectif et on espère qu'il puisse conduire à une coopération plus large sur les publications en série chinoises.

PAGES D'ACCUEIL

Les principales collections asiatiques d'Australie, notamment les publications en série et autres fonds, sont détaillés sur des sites Internet. Des liens aux ressources nationales et internationales existent.

Les pages sur les collections asiatiques de la National Library (http://www.nla.gov.au/asian/) ; le fonds Asia-Pacific de la bibliothèque de l'ANU (http://www.anulib.anu.edu.au/clusters/ap/) ; la collection de l'Asie de l'Est de l'université de Melbourne (http://www.lib.unimelb.edu.au/collections/asian/asian.html) et la bibliothèque de recherche d'études asiatiques de la Monash University (http://www.lib.monash.edu/hss/asrl), proposent un grand nombre d'informations sur les publications en série asiatiques. La National Library (http://coombs.anu.edu.au/WWWVL-AsianStudies.html), par exemple, a prêté une attention particulière aux ressources indonésiennes et a également rendu accessible une gamme étendue de documents relatifs à la coopération documentaire en Australie. En plus des sites des bibliothèques réelles, il convient de mentionner la bibliothèque virtuelle d'études asiatiques WWW proposée à l'ANU par l'unité informatique de Coombs.

Le projet de coopération mondiale pour l'accès en réseau des ressources universitaires comprend par exemple le registre des journaux électroniques des études asiatiques et du Pacifique, conservé par l'université de Cologne en Allemagne.

INDEXATION DES PUBLICATIONS EN SERIE

Quelques bibliothèques australiennes en proposant l'accès sur Internet aux articles de périodiques sur la Chine et l'Asie du Sud Est, tentent de pallier les faiblesses des services existants, particulièrement pour les titres en langues asiatiques.

L'index des publications en série de l'Asie du Sud-Est de l'ANU (http://anulib.anu.edu.au/clusters/ap/digilib/sea.html) qui fait partie du Southeast Asia Digital Data Project, fournit l'accès à l'information sur l'Asie du Sud-Est grâce à l'indexation des principaux périodiques courants dans le domaine commercial et universitaire d'Indonésie, Malaisie et de plusieurs pays occidentaux. A l'origine, la première base de données des publications en série indonésiennes a été utilisée à l'ANU en 1995 et fait partie maintenant du projet associant le Koninklijk Instituut voor Taal-, Land- en Volkenkunde (KITLV) aux Pays-Bas. Avec le projet de coopération KITLV, le nombre de périodiques indexés a augmenté passant de 38 en langue indonésienne à 95 titres de l'Asie du Sud-Est.

La base de données des publications en série chinoises (http://www.anu.edu.au/Asia/Chin/ChiSer.html) a commencé en mars 1995 et est le résultat d'un accord de coopération entre la bibliothèque de l'ANU et la National Library de Chine. Par cet accord, la National Library de Chine a entrepris de fournir des versions en caractères romains et des traductions anglaises des sommaires de cent titres figurant dans les collections et qui ne sont pas conservés par les bibliothèques australiennes ou signalées par les bases de données commerciales.

Bien que ce système ne fonctionne plus sous cette forme, c'était une initiative complètement nouvelle d'introduire des sommaires de publications en série chinoises sur Internet. Depuis lors, l'université du Minnesota a développé une base de données de sommaires de 45 publications en série chinoises (http://ealib.lib.umn.edu/) tandis que l'University of Pittsburgh Gateway Service Centre of Chinese Academic Journal Publications (http://www.library.pitt.edu/gateway), facilite la fourniture d'articles de périodiques chinois non conservés dans les bibliothèques d'Amérique du nord.

L'ANU est actuellement associée à un projet collectif sous les auspices de la Pacific Rim Digital Alliance. Avec ce nouvel accord, l'ANU doit indexer 46 publications en série chinoises qu'elle détient dans les domaines de l'environnement, de la population, du droit, de l'économie, des affaires et de la gestion. D'autres membres de l'Alliance à Hong Kong et à Singapour doivent indexer de nouvelles publications en série chinoises. On espère aussi associer d'autres bibliothèques en Chine comprenant la National Library de Chine, le premier partenaire de la base de données des publications en série chinoises de l'ANU.

L'INTAN MAS de la Northern Territory Library est une base de données accessible sur Internet contenant des références littéraires sur l'Indonésie de l'Est, sur les relations australiennes avec l'Asie du Sud et avec ASEAN et ses nations membres. Cette base regroupe des références bibliographiques de livres, d'articles de périodiques et de thèses. L'Indonésie de l'Est se compose de Irian Jaya, Nusa Tenggara, Maluku et Sulawesi dont le plus grand nombre des collections est rassemblé à la Northern Territory Library. INTAN MAS regroupe des collections sur les sciences sociales et des documents en langues indonésienne et occidentales.

STOCKS DE PUBLICATIONS EN SERIE ASIATIQUES NON CATALOGUEES

Il reste d'importants stocks de publications en série asiatiques pour lesquelles il n'y a aucun enregistrement bibliographique ou seulement des signalements minimaux dans la National Bibliographic Database (NBD).

La 3ème Table ronde nationale sur les bibliothèques et l'Asie organisée par la National Library en 1995 a identifié les titres les plus importants qui devraient être chargés dans la NBD, telles que les publications en série de l'Asie de l'Est (incluant les journaux), les monographies de l'Asie de l'Est et les publications en série asiatiques en général. Il est urgent de cataloguer les collections non traitées de l'ANU, de la National Library, des universités de Melbourne et de Sydney. La Table ronde a estimé qu'il serait nécessaire d'obtenir des financements spéciaux du gouvernement ou des aides des fondations asiatiques pour résorber ces stocks.

A ce jour, aucune solution efficace n'est venue à bout de ce problème. Pourtant, individuellement, les bibliothèques ont bien progressé. Par exemple, entre juillet 1997 et janvier 1999, la National Library a réduit le nombre de ses publications en série en langues thai, indonésienne, chinoise, japonaise, et coréenne en attente d'un catalogage complet, passant de 6368 à 3702 titres. L'installation du National CJK Service et l'accès qu'il a fourni au RLIN et à d'autres enregistrements de publications en série, a apporté une aide non négligeable. Durant l'année 1999, l'ANU doit mettre en place un projet pour améliorer le contrôle bibliographique de ses publications en série chinoises.

L'AVENIR

Les bibliothèques australiennes ont montré un très grand empressement à discuter de la coopération pour les publications en série et monographies asiatiques. Ceci a conduit à d'importantes rencontres nationales, un grand nombre d'études et de rapports et à quelques financements de projets.

Il y a eu de très belles réussites comme le National CJK service réalisé en 1996. Toutefois, avant de pouvoir obtenir des fonds, cela a demandé des années d'effort et un certain nombre de démarches. En considérant cette expérience, il n'est pas surprenant que les résultats dans d'autres domaines tels que les accords de coopération pour la collecte soient restés modestes jusqu'à maintenant. La coopération prend du temps. Il se peut que les prochains accords de coopération entre bibliothèques soient plus centrés sur l'accès que sur la répartition des responsabilités pour la collecte. L'accord de 1996 sur les fonds coréens entre la National Library et la bibliothèque de l'ANU est un exemple. Selon cet accord, la bibliothèque de l'ANU a laissé la collecte des monographies et publications en série en langue coréenne destinées à la recherche, à la National Library en contrepartie de conditions d'accès plus aisées.

Pour les ressources électroniques, les bibliothèques australiennes doivent éviter de tomber dans les extrêmes, la technophobie et la technomania. Beaucoup d'australiens ont su profiter avec enthousiasme d'Internet qui offre déjà aux lecteurs des accès aux publications en série asiatiques. Son potentiel est considérable puisqu'il permet de faire le lien entre les différents centres éparpillés à travers tout le continent. Cependant, comme l'enquête sur les usagers l'a souligné, les publications en série papier resteront la principale source pendant encore quelque temps, bien que l'information électronique les complète de plus en plus.

Alors qu'un siècle nouveau commence, il semble vraisemblable que la concentration actuelle des publications en série et monographies asiatiques dans le Sud-Est du pays se poursuivra. Tandis que d'autres bibliothèques détiendront des fonds spécifiques, les collections de Canberra, tout particulièrement celles de la National Library, resteront les principales ressources de tout le pays. Il semble que cela soit largement accepté par les usagers selon les récents débats et études. Toutefois, il faut tenir compte des demandes concernant l'amélioration de l'accès à ces collections grâce à Internet, le prêt inter-bibliothèques et les services de photocopies des articles de périodiques ainsi que les visites.

La mise en place d'une équipe spécialisée destinée à constituer des fonds de publications en série asiatiques et à offrir des services sur ces collections, reste une question cruciale pour le prochain siècle. Depuis le rapport Ingleson de 1989, les diverses rencontres et études nationales ont attiré l'attention sur le nombre insuffisant de personnel possédant les compétences requises pour traiter les collections asiatiques, excepté à Canberra. Par exemple, la National Library et l'ANU sont les seules bibliothèques australiennes qui ont créé des postes de spécialistes pour les collections en langue thai. On constate certaines améliorations, notamment à la bibliothèque de la Monash University où des postes de bibliothécaires spécialisés dans les fonds asiatiques, notamment pour les collections chinoises, japonaises, coréennes et d'Asie du Sud-Est, ont été créés. Néanmoins, un certain nombre d'universités compte seulement une ou deux personnes à temps plein ou à temps partiel pour traiter les ouvrages en plusieurs langues asiatiques.

Ce rapport est plus centré sur la National Library et les plus grandes universités qui conservent la plupart des publications en série asiatiques d'Australie, destinées à la recherche. Il est possible que les bibliothèques publiques et d'Etat deviennent de plus en plus importantes grâce à leurs fonds de publications en série et monographies asiatiques de niveau grand public venant satisfaire les besoins de lecture d'une société multiculturelle en croissance. En raison de leurs fonds chinois et sur l'Asie de l'Est, plusieurs bibliothèques ouvertes au grand public ont déjà rejoint le National CJK service.

Il est vraisemblable qu'au 21ème siècle, on assiste à une augmentation de la coopération documentaire au niveau régional et international pour la fourniture des articles de périodiques asiatiques. L'enquête sur les usagers des documents coréens recommande par exemple de resserrer les liens entre les bibliothèques australiennes et coréennes pour la fourniture réciproque de photocopies et le prêt de publications en série.

REFERENCES

Are the Information Needs of Asian Studies Academics Being Met ? [Report on the "Library and Information Needs of Asian Studies Academics" Lunchtime Panel at the Asian Studies Association of Australia, 12th Biennial Conference "Asia in Global Context", Monday 28 September 1998]. (http://www.nla.gov.au/asian/asaalib1.html)

Gosling, Andrew. Australian Experiences with Co-ordinating Asian Collections : Issues and Achievements [ Paper presented at the International Workshop on Developments in the Co-ordination of Asian Collections, Amsterdam, 15 April 1997] (http://www.nla.gov.au/nla/staffpaper/agosling2.html)

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Latest Revision: August 10, 1999 Copyright © 1995-2000
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